Reinette Girard
Psychanalyste Marseille, psychothérapie individuelle, Thérapie de couple, Thérapie familiale systémique.
63 rue Paradis 13006 Marseille (proche métro Estrangin Préfecture)
 
63 Rue Paradis, 13006 Marseille, France
Reinette Girard
Psychanalyste Marseille, psychothérapie individuelle, Thérapie de couple, Thérapie familiale systémique.
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Les phobies


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Les phobies représentent un trouble psychologique. Elles font partie de la famille des troubles anxieux. Une phobie est une peur excessive à un objet, une situation précise. Cette peur est incontrôlable. Elle conduit la personne qui vit cette anxiété à adopter un comportement évitant pour ne pas être exposée à la situation ou à l’objet phobogène. Les phobies concernent autant les hommes que les femmes, ainsi que les enfants. D’ailleurs, il est courant de voir des enfants avoir peur du noir ou avoir peur d’un animal. Les enfants le manifestent par une peur intense, une forte anxiété.

Pour la psychanalyse de Freud, la phobie est l’angoisse de castration :

Freud étudie le mécanisme de la phobie dans le cas du petit Hans. Il montre comment l’angoisse se lie à une représentation, puis se déplace du fait d’un conflit intrapsychique d’une représentation conflictuelle à une représentation plus supportable. Hans est confronté aux désirs œdipiens, désirs qui se confrontent à l’interdit. Ce conflit inconscient est source d’une angoisse insupportable. Hans va déplacer l’agressivité contre le père sur les chevaux. Par ce biais, il protège son père de son hostilité. Pour Freud, le déplacement est le moyen qu’a l’inconscient de résoudre le conflit névrotique.

La phobie est une transformation de l’angoisse qui est refoulée.

Pour Freud, la phobie est considérée comme un symptôme.

Pour Anna Freud, psychanalyste, la phobie est une condensation :

Elle est la résultante des angoisses et des peurs plus archaïques. C’est une condensation de charges intenses diffuses qui se porte sur un objet phobique.  Elle se retrouve chez des enfants en période préœdipienne. Pour Anna Freud, la phobie ne se manifeste pas uniquement à la période œdipienne. Elle constate que très tôt l’enfant manifeste des angoisses phobiques.

Pour Mélanie Klein, psychanalyste, la phobie se construit à des stades précoces du développement.

Le Surmoi et le Moi se développent précocement. L’enfant a recours très tôt à un clivage de l’objet entre le bon et le mauvais objet, la bonne et la mauvaise mère.  L’enfant projette à l’extérieur les parties mauvaises et il peut se sentir envahi par des pulsions de mort si la partie mauvaise est trop dominante. Il a peur d’être « attaqué » par le mauvais objet. Il va projeter à l’extérieur en utilisant le mécanisme de l’identification projective.   

Si aujourd’hui, les phobies ont été largement étudiées, y compris en neuroscience pour comprendre ce qui se passe dans le cerveau, elles restent concrètement une souffrance et peuvent devenir invalidantes. C’est un combat quotidien qui demande beaucoup d’énergie psychique pour les affronter.

Nous avons tous été phobiques dans notre enfance :

Tous les enfants ont été phobiques de quelque chose. Ces peurs se sont atténuées avec l'âge grâce à la maturité psychique. Paul Denis, psychanalyste, note que « non seulement les phobies ont fait partie de la vie psychique de tout un chacun, mais nous sommes tous, plus ou moins, restés phobiques de quelque chose, même si cette « peur » est discrète, ne s’exprime que par un dégoût modéré ou par l’évitement inapparent ou inconscient de certaines situations courantes. »

Pour ceux qui ont une phobie invalidante, c'est très difficile à vivre. Le phobique est paralysé devant la situation phobogène. Cette peur peut devenir un réel handicap dans le quotidien. Certaines phobies sont largement vivables, car l’objet phobogène reste à distance ou n’est pas un objet de la vie courante. En revanche pour les phobies sociales, l’agoraphobie, la phobie scolaire, c’est un stress permanent avec une anxiété intense de devoir affronter des situations de la vie quotidienne. La vie de ces phobiques est si difficile que le risque pour eux est de développer un syndrome dépressif, un sentiment de honte de ne pas arriver à y faire face. La personne phobique n’a parfois pas d’autres choix que le repli sur soi pour se protéger de l’angoisse.  

Il existe des phobies simples dites spécifiques et des phobies dites complexes comme l'agoraphobie ou la phobie sociale.

L'agoraphobie est une peur intense dans la foule. L'agoraphobe craint de ne pas pouvoir fuir en cas de problème. certains n'aiment pas se retrouver dans des espaces trop ouverts. Ils paniquent à l'idée de se retrouver dans un endroit trop vaste. Ce sont souvent des problèmes liés à des angoisses de séparation, des angoisses de mort. Ce sont des sujets au tempérament anxieux. 

La phobie sociale peut prendre plusieurs formes. Elle est plus ou moins invalidante.

Les personnes atteintes de phobies sociales sont mal à l’aise à la rencontre de groupe. Elles redoutent le regard des autres, d’être jugées. Elle se sentent gênées et ont des difficultés devant certaines situations. Face au public, elles peuvent être paralysées. Elle ont peur de rougir, de ne pas être à la hauteur. Elles peuvent transpirer énormément, ne pas arriver à parler en public….

La phobie sociale est dite spécifique si la personne a simplement une peur devant une situation particulière. En revanche quand l’angoisse est généralisée et que la personne n’arrive plus à sortir de chez elle pour éviter d’affronter sa peur des autres, on est dans une phobie dite complexe.

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